J'ai officiellement complété la moitié de mon séjour en Bosnie. Pour célébrer le tout, rappel de quelques bourdes typiques suivant le thème « quotidien d'une sans-dessein ». Allons-y. Un, deux, trois, go.
Vivre à Sarajevo, c'est :
Prendre le Tramway depuis un mois sans savoir comment faire pour payer son droit de passage.
Rentrer dans une bibliothèque et s'étonner d'une affiche indiquant : « armes à feu interdites ».
Par distraction, trébucher dans la rue et se rendre compte que le coupable, plutôt que la fente de trottoir traditionnelle, est un éclat de grenade.
Être en zone sinistrée dans sa propre salle de bains depuis deux jours, sans lumière, et avec un pomeau de douche cassé, mais être incapable de l'expliquer à Gospodin.
Rire en même temps que les autres à une plaisanterie bosnienne, mais pour les mauvaises raisons.
Mettre deux heures à traduire un article de journal, pour se rendre compte qu'on s'est trompée de sujet.
Assister à un opéra sur musique de Strauss, espérer saisir des brides en écoutant ses voisins de siège, mais se retrouver sur un parterre de coopérants de l'ONU qui n'y comprennent rien eux non plus.
Gérer les oublis linguistiques gênants. Ne plus se rappeler ce qu'est une station de train, se faire mime devant le chauffeur de taxi ahuri, en gesticulant et criant "choo-choo".
Perdre son propre numéro de téléphone à Sarajevo (petit sondage ici : quelqu'un pour me dépanner ?)
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