10.30.2006

La modestie des plus grands...

J'ai déjà fait mon topo sur Oslobendjenja, le journal de Sarajevo qui, même au plus fort de la guerre, a publié tous les jours, malgré les bombardements et, le croirait-on, l'écroulement de son toit... J'ai eu l'honneur aujourd'hui de rencontrer Kemal Kurspahic, qui était rédacteur en chef du quotidien pendant la guerre. Il vit à Washington désormais. Très généreux de son temps, il m'a lui-même offert de le rencontrer lors d'un bref passage à Sarajevo. D'une gentillesse exquise! Vraiment, cette rencontre confirme ce que je pensais : les plus grands sont souvent les plus modestes et les plus faciles d'approche. Pourquoi se parer d'arrogance quand on est sûr de soi et qu'on n'a rien à prouver ? Je pense que cet homme, qui a désormais dans la soixantaine, était heureux qu'une chercheuse s'intéresse aux médias d'après-guerre. Et moi, je suis heureuse que la vie ait mis sur ma route un être aussi remarquable, capable de transcender les guéguerres ethniques et de poser un regard d'humain à humain. Beaucoup plus rare qu'on ne le pense. J'ai beaucoup de chance.

Heureux week end : ai été invitée à une soirée organisée par Amer et ses cousins, avec bouffe préparée par moman s'il vous plaît! Puis un magnifique dimanche à la montagne avec quelques amateurs (ma réputation de montagnarde est désormais établie..) et... les restes de bouffe de la veille! Assez! Après Gospodin, voilà que Gospoja veut elle aussi se mettre à l'apprentissage du français. Décidément, la famille est encore plus aux petits soins que de coutume. Et je viens de découvrir l'anguille sous la roche : non seulement l'Italien est parti, mais de plus, la Belge ne prendra pas le logement... et voilà que l'Espagnol est en cavale pour 15 jours! Il ne reste plus que moi, et les pommes, et les fleurs, et les poivrons, et la cuisine de moman...

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