9.23.2007
Le déclic languagier
Ça y est. Le cerveau s'est enfin adapté : voilà que du jour au lendemain, je me mets à comprendre de plus en plus la langue rwandaise. Je saisis les conversations dans les bus, dans les rues, je comprends lorsque les étudiants discutent entre eux, dans la mesure où ils parlent lentement. Je ne saisis peut-être que le tiers des mots, mais mon oreille parvient à reconnaître tous ceux que je connais. C'est une sensation délicieuse, que celle de se « faire l'oreille ». Le Kinyarwanda est réputé faire partie des dix langues les plus difficiles au monde. Je suis têtue, je la parlerai bien un jour, cette langue bantoue.
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