Les hommes qui se promènent main dans la main
Les taxis-moto et taxis-vélo : leur nom l'indique, on embarque, on met son casque, et on part. Surprenant : certaines femmes qui s'assoient en amazone, d'autres qui s'assoient derrière, portant elles-mêmes un bébé dans leur dos. À déconseiller un jour de pluie!
Les humeurs du temps : une pluie inattendue qui arracherait un flanc de sa montagne. Puis, du jour au lendemain, le beau temps et la chaleur qui s'incrustent. Le temps sec est arrivé...
Frérôt : il épluche sa banane comme le ferait un être humain. En plus, il tente d'intimider en faisant de vraies grimaces. Quand un singe scrute notre visage, on a un peu l'impression de se regarder dans une glace.
L'habileté : à chaque fois, je suis impressionnée. Ici, on maîtrise à la perfection l'art de parler de A+B=C, sans ne jamais mentionner l'existence du C. J'appelle cela de la rhétorique auto-contrôlée.
Les bibittes : c'est moi qui rêve ou bien elles sont de plus en plus grosses au fur et à mesure que la saison s'achève ? Hier, ai trouvé une sauterelle qui n'aurait jamais mais alors jamais pu rentrer dans la paume de ma main. Disons que c'eut été difficile de ne pas la voir...
Les tites-bibittes : elles ne sont pas en reste. Une prof cette semaine affichait une plaie béante de la grosseur d'une tangerine dans le creux du cou. J'ai d'abord cru à un coup de soleil au deuxième degré. Erreur : il s'agissait d'un insecte minuscule et jaune, qui dégage un puissant acide sur la peau si on ose seulement l'écraser...
Le casting : votre incruste qui tiendra un double rôle dans un film français - infirmière militaire et religieuse belge!
Sens de l'humour des pères-colocs : par accident, j'en ai baptisé un « umuuntu mubi », qui signifie littéralement « être humain vil, laid et désagréable ». Il a tellement trouvé ça drôle qu'il a demandé un copyright là-dessus. C'est pas moi qui allait lui refuser ce monopole...
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2 commentaires:
Bonjour Annie !
Cela fait plaisir de revoir ta bouille ! Je pensais faire une courte visite sur ton blog et puis je me suis mis à lire tous tes billets les uns après les autres, comme ça, d'une traite. Si tu doutais encore de ton talent de romancière...
Finalement, Annie reste Annie, même aux quatre coins du monde : une fille curieuse de tout, humaine, drôle et qui, tel un trou noir, ne laisse rien échapper de tout ce qui passe à côté d'elle (y compris la turista).
Merci de ta nourriture littéraire, elle est tout à fait à mon goût, ni trop salée, ni trop sucrée. Si j'en veux encore ? Quelle question... Allez, remets-en moi une pleine assiette !
Et dire que toute cette nourriture ne sort pas d'un vulgaire sachet aseptisé mais bien d'un authentique vécu... Moi, ce qui me surprend (encore), c'est toi !
Allez, fais bien attention aux grosses bibittes (celles qui mordent), je t'embrasse.
Patrice
Quelle belle surprise!
Merci beaucoup Patrice, des paroles comme ca, ca m'encourage a continuer, parce que bien honnetement, a etre loin comme ca, je me demande parfois si j ecris dans le vide...
alors ca y est, tu plonges dans ta nouvelle aventure comme designer web? en esperant que tu auras du temps pour d autres periples, au Quebec ou ailleurs, y compris dans ces endroits fous... et remplis de bibittes. Prends soin de toi, je t'embrasse
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